Vous redoutez de prendre l’avion à cause de cette douleur aux oreilles ? Cette sensation de pression intense au décollage et à l’atterrissage peut vraiment gâcher un voyage. Vous vous demandez comment y échapper ?
Cet article explique de façon simple pourquoi ce phénomène se produit et vous donne des solutions concrètes. Vous découvrirez 8 astuces efficaces pour éviter d’avoir mal aux oreilles en avion et voyager l’esprit tranquille.
Pourquoi a-t-on mal aux oreilles en avion ? L’explication simple
Le coupable, c’est le changement de pression atmosphérique. Pour comprendre, il faut savoir comment votre oreille fonctionne. Elle est composée de trois parties : l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne.
L’oreille moyenne est une petite cavité remplie d’air, séparée de l’extérieur par le tympan. Elle est connectée à l’arrière de votre gorge par un petit canal : la trompe d’Eustache. Son rôle est essentiel : elle équilibre la pression de l’air entre l’oreille moyenne et l’extérieur. Votre audition en dépend.
- Au décollage : l’avion prend de l’altitude, la pression de l’air dans la cabine diminue. L’air dans votre oreille moyenne se dilate et pousse sur le tympan, ce qui crée une sensation d’oreille bouchée.
- À l’atterrissage : c’est l’inverse. L’avion descend, la pression de l’air augmente. Le tympan est cette fois aspiré vers l’intérieur. C’est souvent à ce moment que les douleurs sont les plus fortes.
Le mal aux oreilles survient lorsque la trompe d’Eustache n’arrive pas à s’ouvrir assez souvent pour égaliser la pression. C’est un phénomène purement mécanique et très courant.
Les 8 Astuces pour ne Plus Avoir Mal : Tableau Récapitulatif
Voici un résumé des techniques les plus efficaces pour aider votre corps à gérer les changements de pression. Considérez ce tableau comme votre boîte à outils pour voyager sans douleurs.
| Technique | Comment ça marche ? | Quand l’utiliser ? |
|---|---|---|
| Déglutir et Bâiller | Active les muscles qui ouvrent la trompe d’Eustache. | Pendant le décollage et surtout durant la descente. |
| Mâcher un chewing-gum | Stimule la production de salive, ce qui vous fait déglutir plus souvent. | Dès que l’avion commence sa descente. |
| Boire de l’eau | L’acte d’avaler de petites gorgées aide à ouvrir la trompe d’Eustache. | Régulièrement pendant le décollage et l’atterrissage. |
| Sucer un bonbon | Comme le chewing-gum, cela encourage à avaler plus fréquemment. | Idéal pour les enfants et adultes durant la descente. |
| Manœuvre de Valsalva | Force l’air à passer par la trompe d’Eustache pour équilibrer la pression. | Avec précaution, uniquement pendant l’atterrissage. |
| Bouchons d’oreille à filtre | Un filtre spécial ralentit le changement de pression sur le tympan. | À mettre avant le décollage et à retirer après l’atterrissage. |
| Rester éveillé | Vous êtes plus conscient et pouvez agir (avaler, bâiller) au bon moment. | Pendant le décollage et l’atterrissage. |
| Décongestionnant nasal | Aide à dégager les voies nasales si vous êtes enrhumé. | À utiliser 30 min avant le décollage et l’atterrissage (avis médical requis). |
Le Guide Détaillé des Solutions : Mode d’Emploi
Certaines de ces techniques méritent quelques explications pour être bien appliquées. Voici comment faire, pas à pas.
Les gestes naturels : Déglutir, bâiller et mâcher
Ces actions sont les plus simples et souvent suffisantes. Elles contractent les muscles autour de la trompe d’Eustache et la forcent à s’ouvrir. C’est le moyen le plus naturel pour équilibrer la pression entre l’oreille externe et l’oreille moyenne.
Pour vous aider, vous pouvez :
- Boire de petites gorgées d’eau régulièrement.
- Mâcher un chewing-gum, surtout pendant la descente de l’avion.
- Sucer un bonbon dur si vous n’aimez pas le chewing-gum.
- Bâiller volontairement et largement plusieurs fois.
La technique de pro : Réussir la manœuvre de Valsalva
La manœuvre de Valsalva est très efficace, mais elle doit être faite correctement pour éviter de se blesser. Elle est surtout utile pendant la descente, lorsque la pression extérieure augmente.
Voici les étapes :
- Pincez-vous le nez pour le boucher complètement.
- Fermez la bouche.
- Soufflez doucement par le nez, comme si vous vouliez vous moucher très lentement.
Vous devriez sentir un petit « pop » dans vos oreilles. C’est le signe que la pression s’est équilibrée. La clé de la manœuvre Valsalva est de le faire sans forcer.
La solution matérielle : Les bouchons d’oreille à filtre
Il ne s’agit pas de simples bouchons anti-bruit. Ces protections auditives sont spécifiquement conçues pour l’avion. Elles possèdent un petit filtre en céramique qui régule le flux d’air entre l’extérieur et votre oreille.
Le changement de pression se fait plus progressivement, ce qui laisse le temps à votre trompe d’Eustache de s’adapter. Pour qu’ils soient efficaces, il faut les mettre avant le décollage et les garder jusqu’à ce que l’avion ait atteint son altitude de croisière. Remettez-les avant le début de la descente.
Cas particuliers : Bébés, enfants et passagers enrhumés
Les oreilles des enfants sont plus sensibles. Pour les aider :
- Bébés : Donnez-leur une tétine, un biberon ou faites-les téter pendant le décollage et l’atterrissage. La succion les aide à déglutir.
- Enfants : Proposez-leur un bonbon à sucer ou une boisson avec une paille. Expliquez-leur comment bâiller sur commande.
Si vous êtes enrhumé ou que vous avez une sinusite, votre trompe d’Eustache peut être enflammée et bouchée. Prendre l’avion peut alors être très douloureux. Si vous ne pouvez pas reporter votre vol, consultez votre médecin. Il pourra vous prescrire un décongestionnant nasal à utiliser avant le vol.
Oreille bouchée après l’avion et risques : Quand consulter un médecin ?
Généralement, la sensation d’oreille bouchée disparaît quelques minutes ou quelques heures après l’atterrissage. Vous pouvez continuer à bâiller ou mâcher du chewing-gum pour accélérer le processus. Mais dans certains cas, il faut être vigilant.
Une forte douleur ou une incapacité à équilibrer les pressions peut provoquer ce qu’on appelle un barotraumatisme. C’est une lésion causée par la pression, qui peut aller d’une simple inflammation à une perforation du tympan. C’est rare, mais cela arrive.
Consultez un médecin ou un ORL sans tarder si :
- La douleur ou la sensation d’oreille bouchée persiste plus de 24 heures après le vol.
- Vous ressentez une douleur aiguë et soudaine.
- Votre audition a diminué (perte d’audition).
- Vous avez des vertiges ou des acouphènes (sifflements).
- Vous remarquez un écoulement de liquide ou de sang de votre oreille.
FAQ – Vos questions sur le mal d’oreilles en avion
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur ce sujet.
Est-ce dangereux de prendre l’avion avec un rhume ou une otite ?
Oui, cela augmente fortement les risques. Un rhume, une sinusite ou une otite peuvent obstruer la trompe d’Eustache. L’équilibrage des pressions devient alors très difficile, voire impossible. La douleur peut être intense et le risque de barotraumatisme est plus élevé. Si possible, reportez votre vol ou demandez l’avis de votre médecin avant de partir.
L’avion peut-il vraiment percer le tympan ?
C’est extrêmement rare, mais possible. Une perforation du tympan peut survenir si la différence de pression est trop forte et que la trompe d’Eustache est complètement bloquée. C’est le cas le plus sévère de barotraumatisme. C’est pourquoi il est déconseillé de prendre l’avion avec une infection ORL active.
Que faire si mon oreille reste bouchée plusieurs jours après le vol ?
Si la sensation d’oreille bouchée ne disparaît pas après 24 à 48 heures malgré vos tentatives (bâillements, manœuvre de Valsalva douce), il est recommandé de consulter un médecin. Il vérifiera qu’il n’y a pas d’inflammation ou de liquide bloqué derrière le tympan et vous prescrira le traitement adapté.
